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By Hubert Lucot

Le 14 juillet 1989, quelques mois après l. a. mort d’une femme de 70 ans, le héros-narrateur quinquagénaire se remémore sa «première liaison». À travers les circonstances originales de celle-ci, il touche à une étrange essence, celle de los angeles mémoire, du temps et du «sexe», mot qui alors, dans les années 1950, n’avait pas le sens absolu qu’il rayonne aujourd’hui. Pourtant c’est un absolu que le narrateur reconstitue, paradoxalement, à l’aide de fragments caractéristiques du monde relatif qu’est notre histoire. Son enquête sur son apprentissage de l’érotisme et du conflit consistera donc à ne pas combler les lacunes de l’oubli – tout aussi surprenantes que l. a. précision des multiples réminiscences – mais à saisir l’être passé tel qu’il est, lacunaire, et le portrait de femme qu’il peint a une vérité d’autant plus troublante qu’il contient toutes les ombres. Ne se contentant pas de renouveler les pictures attachées à l’excitation sexuelle en les mettant à nu, il vise plus profondément l’exceptionnel plaisir de l. a. pénétration et du vacationing de l’épiderme, du lisse et du substantiel, du temps allongé par sa focus. Ces bonheurs, émotions, extases se dessinent fugitivement sur l. a. muraille de l’interdit et de los angeles répression, lesquels relèvent eux aussi du plaisir – pervers – dans le monde de l. a. petite-bourgeoisie intellectuelle et du spectacle. En effet, cette chronique unit l. a. crudité et los angeles cruauté, le récit intime et le roman de mœurs, quand, sur fond de guerres d’Indochine et d’Algérie, l. a. «fabuleuse croissance» accélère les ascensions sociales.

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Pour revenir à mon insistance Bobillot Flèche droite montant en indirect attraper un coin de l. a. position d’Italie en délaissant les fastes villageois de los angeles Butte-aux-Cailles, los angeles rue Bobillot (sergent tué à 25 ans au Tonkin, une brute avinée, un jeune Français) déplace les timbres de mon vieux quartier vers une modernité des années 1920 plus vieillote encore, qui se dresse dans los angeles puissante église en ciment Sainte-Anne de Bobillot (cf. Jésus de Nazareth) – aujourd’hui fermée, mais une porte du fond ouvre sur l’aspect collège ou entrepôt de ce monument sans fidèles – et n’ondule des attraits tels que viandes, charcuterie, gelée orange, poissons, marrons glacés, fourrures de même couleur ornant le sanglier à peine débusqué, poserai-je fruits ? ce mot italique dessine dans les rues ternes les cageots secs de verdure grise, pêches, pommes, tomates, scaroles, grises comme le trottoir au-dessus duquel elles séjournent, comme los angeles pancarte indiquant le sinistre Alimentation. Le mot Mariolot me vient, je lui prête un visage, Mariolot sans prénom, rondouillard par l. a. tournure du nom (l’homme serait jeune, jovial, non pas gros), je ne l’ai jamais vu, pas même dans un album, j’ai une snapshot, était-ce un douanier ? l’amant d’une des � copines » (collègues) de mes tantes ? il dit les loisirs des années 20, lac, barque, déjeuner sur l’herbe, aller acheter un lapin chez l. a. veuve tout en haut de l. a. ruelle après les volets violines. Je cherche. Révélation brutale : c’est un ami de Marc ! son seul ami, son double sonore : Mar (c Noi) riolot, dont il dit l’origine primaire (boutiquier, nul lycée), mais aussi los angeles chute. Il se montrait au fait de toutes choses, qui alimentaient son bagout. Avec quel enthousiasme mes tantes notaient los angeles présence de l’infatigable boute-en-train dans une scène qui s’était déroulée des décennies auparavant ; il n’est pas là, soudain : � À ce moment-là (à ce second elles s’esclaffent), Mariolot (sans prénom)… » Dans les années 20 il healthy acheter des activities à Adèle, les bons tuyaux se succédaient. Date : 1929. Comme s’il était parti avec los angeles caisse (avec le parc, avec le sable), ayant signalé une ère 1920 que peu découpent dans l’entre-deux-guerres, Mariolot disparut du paysage, abondamment fleuri : outre los angeles mer en été (location ? ), Adèle Noirot possédait une maison dans le val des impressionnistes : mes tantes décrivent d’un trait noir le bureau des Douanes, les mots drôles jaillis de journées monotones, des écouteurs captent des messages codés pendant des heures harassantes (oreilles des jeunes femmes : visibles sur des cheveux courts, révolution des années 20 ! )… los angeles path, rue de Bourgogne, pour se jeter au petit matin, side road Saint-Germain, au pied du temple Palais-Bourbon, dans le Nord-Sud – mes tantes faisaient de leur ligne de métro (dont le S prononcé relie los angeles Chapelle à l. a. porte de Versailles par Montmartre, l. a. Concorde et Montparnasse) une divinité virile, l. a. plus importante de los angeles ville Lumière, bien supérieure à los angeles platitude de Vincennes-Neuilly incapable de plonger sous los angeles Seine –, et los angeles direction vers un autobus de banlieue, et traverser les flaques qui entourent l. a. Douane (comme si l. a. Seine s’y répandait) en talons hauts, crottes sur les bas (que mon invention de 1989 juge caractéristiques des années 1920, quand l’ouvrière zolesque subsiste)… puis notre fleuve s’apaise du côté de Chatou, qu’on gagne le dimanche par l. a. gare Saint-Lazare (le soir, emplie de fleurs dans des poupées géantes), ce paradis champêtre provenait d’un atelier de confection fondé par Noirot, qui eut l’idée dès 1900-1910 de copier les grands couturiers dont ses espionnes apportaient les plans (patrons, papier de soie) avant même les défilés.

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